Faire et défaire les « monuments »

L’auteur propose une lecture ethnographique de certains textes d’histoire locale qui, au cours des quatre derniers siècles, ont décrit les « monuments » de Catalfaro, un centre urbain de l’intérieur de la Sicile du Sud-Est. Son attention porte en particulier sur les églises de S. Nicola-S.S. Salvato...

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Détails bibliographiques
Dans:URI:https://journals.openedition.org/terrain,
Auteur principal: Palumbo, Berardino
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Terrain 2007
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:L’auteur propose une lecture ethnographique de certains textes d’histoire locale qui, au cours des quatre derniers siècles, ont décrit les « monuments » de Catalfaro, un centre urbain de l’intérieur de la Sicile du Sud-Est. Son attention porte en particulier sur les églises de S. Nicola-S.S. Salvatore et de S. Maria della Stella, édifices qui, de la moitié du xvie siècle à aujourd’hui, ont été le siège de ces églises, et sur les écrits qui leur ont été consacrés par des savants locaux. Il montre comment sépultures, cadavres, temples grecs et autels romains, églises de rite grec et églises latines s’inscrivent dans un régime d’historicité marqué par l’emploi de stratégies rhétoriques qui permettent un jeu continu et toujours politique de construction-déconstruction des rapports entre antériorité et postériorité, entre authenticité et non-authenticité, entre histoire et mémoire. La dimension « monumentale » des églises de Catalfaro découle donc du fait qu’elles soient des lieux perturbés et perturbants, des espaces topologiques de mémoire, soumis à des manipulations constantes.