Dénouer les noces
En pleine modernité urbaine, au cœur des grands ensembles, l’exigence des mères d’origine algérienne concernant le mariage de leurs filles se réduit à deux critères : que ce mariage soit licite et que leurs filles choisissent un musulman. De manière très paradoxale, sous l’apparence d’un « bon maria...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/terrain, |
|---|---|
| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Terrain
2007
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | En pleine modernité urbaine, au cœur des grands ensembles, l’exigence des mères d’origine algérienne concernant le mariage de leurs filles se réduit à deux critères : que ce mariage soit licite et que leurs filles choisissent un musulman. De manière très paradoxale, sous l’apparence d’un « bon mariage », accepté et permettant d’accéder au « trône de la mariée », les noces les plus conformes à la tradition sont déjà porteuses d’un projet de rupture. Celui-ci détermine même le choix du conjoint, et les manipulations qu’opèrent mères et filles – parfois séparément, parfois de concert – révèlent la « face cachée » du mariage. Le mariage en deux temps et selon deux modèles d’union (civil dans un pays et religieux dans l’autre) offre en effet la possibilité de manipuler le rite des noces. « Dénouer les noces » devient alors un parcours complexe. Reste à savoir de quel mariage on divorce dans ce contexte et les possibles conséquences sur une nouvelle alliance. |
|---|