Comment construit-on l’histoire de la géographie ?

Pour comprendre le passé de la géographie, il convient de passer de la mémorisation spontanée, généralement orale, à une démarche organisée. Malgré les précautions prises lors de son élaboration, l’histoire ‘scientifique’ porte la marque des préoccupations et de l’idéologie de ceux qui la rédigent :...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/terrabrasilis,
第一著者: Claval, Paul
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Terra Brasilis 2013
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Pour comprendre le passé de la géographie, il convient de passer de la mémorisation spontanée, généralement orale, à une démarche organisée. Malgré les précautions prises lors de son élaboration, l’histoire ‘scientifique’ porte la marque des préoccupations et de l’idéologie de ceux qui la rédigent : elle doit être soumise à la critique. Cette histoire souligne le poids des institutions responsables à la fois de la construction des systèmes d’informations géographiques, du statut des géographes et des cadres dans lesquels ils travaillent. Elle prend en compte la dimension biographique des recherches ; la géographie est un métier ; la recherche qu’elle suscite s’applique à un champ et mobilise un corpus ; elle s’exerce sur le terrain. Le développement des idées peut suivre une trajectoire linéaire, résulter des impulsions multiples de cercles d’affinités, s’inscrire dans une pluralité d’écoles, traduire une succession de phases de science normale et de révolutions scientifiques, ou évoluer à travers de grands tournants. L’analyse des mouvements intellectuels, à la façon de Michel Foucault, et les travaux de sociologie des sciences, à la manière de Bruno Latour, remettent en cause la prééminence de la logique des idées.