« Maximal Extractable Value » ou la Tragédie des Blockchains en tant que Communs
Dans cet article, nous montrons comment certaines pratiques de Maximal Extractable Value (MEV) qui conduisent à l’accaparement, par certains acteurs des réseaux blockchains, de la valeur produite par d’autres utilisateurs s’apparentent à du parasitisme (freeriding). Nous montrons que ces comportemen...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/terminal, |
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| Main Authors: | , , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Terminal
2023
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| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Dans cet article, nous montrons comment certaines pratiques de Maximal Extractable Value (MEV) qui conduisent à l’accaparement, par certains acteurs des réseaux blockchains, de la valeur produite par d’autres utilisateurs s’apparentent à du parasitisme (freeriding). Nous montrons que ces comportements de passagers clandestins d’un nouveau genre sont rendus possible par la conception algorithmique et économique des blockchains qui éliminent pourtant les pratiques classiques de « free-riders ». Ces MEV réduisent notamment l’assurance (confidence) que les utilisateurs de la blockchain portent au réseau.La théorie des jeux non coopératifs qui sous-tend les relations sur les blockchains ne sont donc pas en mesure de prévenir les MEV inéquitables. Nous nous tournons donc vers les jeux coopératifs, et en particulier dans le contexte des biens communs pour éclairer la situation. La théorie ostromienne des biens communs, en particulier, ses huit principes permettent de proposer une nouvelle lecture des pratiques iniques de MEV, de leurs conséquences sur les utilisateurs du réseau, mais également des solutions existantes. Nous proposons aussi de nouvelles pistes, reposant sur une participation communautaire et réintroduisant les enjeux de confiance (trust) afin de préserver la fiabilité du réseau. |
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