Pirater l’autoritarisme
La Russie constitue un cas paradigmatique d’encadrement politique d’Internet en contexte autoritaire. Depuis les années 2000, le contrôle de l’espace numérique dans ses différentes composantes (infrastructures, logiciels, contenus) est un enjeu régalien dans le cadre d’un déclin du pluralisme politi...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/terminal, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Terminal
2022
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | La Russie constitue un cas paradigmatique d’encadrement politique d’Internet en contexte autoritaire. Depuis les années 2000, le contrôle de l’espace numérique dans ses différentes composantes (infrastructures, logiciels, contenus) est un enjeu régalien dans le cadre d’un déclin du pluralisme politique. Cependant, ce contrôle ne s’est pas construit sans tension. Le Parti Pirate, fondé en Russie en 2009, incarne, depuis sa création, la critique contre l’encadrement d’Internet. Alors que toute autonomie partisane est impossible, son existence même est empêchée, mais ses formes d’action évoluent, s’ajustant à l’environnement oppressif. Au sein de l’association Roskomsvoboda, ses militants outillent, à partir de 2012, les internautes face au projet patriotique et souverain du runet (l’Internet russe). Une fois la guerre en Ukraine lancée, en 2022, leur existence associative est menacée, mais les savoirs acquis dans la lutte constituent de fragiles appuis pour se libérer de l’hubris autoritaire, en Russie et hors de ses frontières. |
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