L’identité numérique de l’ethnographe.
J’expose dans cet article les enjeux épistémologiques et méthodologiques que posent aux ethnographes les mondes sociaux où les modalités d’articulation entre les sociabilités en ligne et hors ligne ne font pas l’unanimité parmi les acteurs sociaux, au point de générer des controverses. Dans ce type...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/terminal, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Terminal
2021
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | J’expose dans cet article les enjeux épistémologiques et méthodologiques que posent aux ethnographes les mondes sociaux où les modalités d’articulation entre les sociabilités en ligne et hors ligne ne font pas l’unanimité parmi les acteurs sociaux, au point de générer des controverses. Dans ce type de terrain, caractérisé par une « multiplexité dynamique », les logiques interactionnelles sont contradictoires et mouvantes, ce dont l’ethnographe doit tenir compte pour mener son enquête. En prenant pour exemple mon terrain à l’Assemblée nationale française entre 2007 et 2019, je montre que l’enquêteur gagne à agir de la même manière que ceux qu’il étudie, en adoptant une posture réflexive quant à son « identité numérique » et en usant de celle-ci pour développer des stratégies destinées à contourner les rigidités que certaines règles de sociabilités locales imposent à ses investigations. Plus largement, cet article entend sensibiliser les étudiants et les chercheurs sur la nécessité de prêter une attention soutenue à leurs propres pratiques numériques lorsqu’ils engagent un travail de terrain, que ce dernier porte sur la question numérique ou non, tant il est probable qu’elles influeront sur l’enquête. |
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