L’espace agile, oasis ou mirage ?
Que se passe-t-il concernant la vie au travail lorsque les locaux de l’entreprise sont conçus pour favoriser l’agilité organisationnelle ? D’un côté, les méthodes de management agiles promeuvent une reconfiguration permanente, un mouvement perpétuel, et valorisent la déterritorialisation et le nomad...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/terminal, |
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| Auteurs principaux: | , , , |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Terminal
2020
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| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | Que se passe-t-il concernant la vie au travail lorsque les locaux de l’entreprise sont conçus pour favoriser l’agilité organisationnelle ? D’un côté, les méthodes de management agiles promeuvent une reconfiguration permanente, un mouvement perpétuel, et valorisent la déterritorialisation et le nomadisme ; de l’autre, le tournant vers la spatialité rappelle l’importance du lieu où s’installer et du territoire. En prenant le cas d’un nouveau bâtiment d’une grande banque française conçu pour rendre agile l’espace de travail, nous contrastons les discours des managers et employés avec les affects qui naissent lors de l’observation dans les lieux. Les affects trahissent les créations d’espacements (spacings), les usages mineurs de l’espace commun régulé et policé par l’ordre agile. Les discours sur l’agilité ont tendance à effacer les multiples facettes de l’environnement de travail, en sous-estimant le rôle des affects, du territoire, de la mémoire et du statut. Les salariés peinent à vivre dans des espaces sans trace, sans histoire, ni investissement émotionnel. Pour être attractifs et habitables, les espaces du management agile gagneront sans doute à apprendre aussi à faire lieu, à se conjuguer avec des territoires et des mémoires. |
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