Les représentations du paysage et l’attractivité touristique : le cas « Tremblant » dans les Laurentides

Le mont Tremblant, situé dans les Laurentides au Québec, est une des destinations touristiques parmi les plus attractives du Canada, voire de l’Amérique du Nord, tant pour les vertus de son paysage « naturel » que ses qualités récréatives. Les représentations du paysage du lac Tremblant – qui vont n...

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מידע ביבליוגרפי
הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/teoros,
Auteurs principaux: Joliet, Fabienne, Martin, Thibault
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Téoros 2011
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:Le mont Tremblant, situé dans les Laurentides au Québec, est une des destinations touristiques parmi les plus attractives du Canada, voire de l’Amérique du Nord, tant pour les vertus de son paysage « naturel » que ses qualités récréatives. Les représentations du paysage du lac Tremblant – qui vont nous intéresser ici – permettent de passer de l’autre coté du miroir, de comprendre quelles sélections du regard et des pratiques sont opérées sur ce territoire en termes d’attractivité. Ainsi, avec le parti pris de la réalité perçue et vécue, et vu de la fenêtre de Lac- Tremblant-Nord, cet article propose d’appréhender comment le filtre des représentations du paysage joue sur la réalité géographique et notamment quel type de naturalité les résidants de cette municipalité privilégient en choisissant de quitter le train en marche du développement de l’autre municipalité.Archétype paysager et socioculturel québécois, le lac Tremblant se décompose en un « système » ternaire de naturalités distinctes : le nord du lac, le sud du lac ainsi que l’est (le parc national), qui, sans être riverain du lac, participe de la demande sociale de nature en offrant une alternative préservée et publique. On observe que Lac-Tremblant-Nord s’est retranché, en demeurant une vitrine impénétrable de nature emblématique, au paysage porté moins par les représentations iconographiques que par l’affect, c’est-à-dire les représentations verbales du discours des résidants et de la littérature. Une confiscation paysagère qui fait plus l’objet d’une acceptation que d’une résignation, car cette construction de nature « cabane-lac-forêt » est considérée comme une aspiration et un accomplissement du mode de vie canadien, « that we call home » (Jacobs, 2004).