Du tourisme de chasse au tourisme d’observation, l’expérience touristique de la faune sauvage — l’exemple de la réserve faunique de Matane (Québec)

Le tourisme lié à la faune sauvage comprend des pratiques de chasse vues comme des activités consommatrices de la faune sauvage et des pratiques d’observation généralement appréciées comme des activités non consommatrices de la faune sauvage. Cette dichotomie traditionnelle est ici réinterrogée pour...

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מידע ביבליוגרפי
הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/teoros,
מחבר ראשי: Chanteloup, Laine
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Téoros 2014
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
תיאור
סיכום:Le tourisme lié à la faune sauvage comprend des pratiques de chasse vues comme des activités consommatrices de la faune sauvage et des pratiques d’observation généralement appréciées comme des activités non consommatrices de la faune sauvage. Cette dichotomie traditionnelle est ici réinterrogée pour voir comment différentes pratiques peuvent s’articuler et être gérées sur un même territoire. L’argumentation développée au sein de cet article s’appuie sur l’étude de cas de la réserve faunique de Matane. L’analyse du tourisme de chasse et du tourisme d’observation passe ici par l’examen de l’organisation et de la gestion spatio-temporelle de ces pratiques, par l’observation des motivations et des valeurs mobilisées par les usagers ainsi que par l’impact de ces différentes activités sur la ressource. L’étude menée montre que le cadre conceptuel consommation/non-consommation est appelé à être dépassé pour envisager le développement d’un nouveau cadre d’analyse. Celui-ci serait fondé sur une éthique de l’environnement s’intéressant avant tout à la protection et à la conservation des écosystèmes et non sur un jugement de valeur de différentes pratiques.