Risque politique et tourisme : Nouveautés et continuités
La date du 11 septembre 2001 marque désormais l’histoire occidentale, non seulement par l’ampleur de la tragédie humaine et du symbole qu’elle représente face au capitalisme, mais aussi par les conséquences que cet événement a insufflées dans l’évolution de la politique étrangère étatsunienne. Le dé...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/teoros, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Téoros
2017
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | La date du 11 septembre 2001 marque désormais l’histoire occidentale, non seulement par l’ampleur de la tragédie humaine et du symbole qu’elle représente face au capitalisme, mais aussi par les conséquences que cet événement a insufflées dans l’évolution de la politique étrangère étatsunienne. Le début de ce siècle est-il marqué par l’émergence de nouveaux foyers d’instabilité, politique et économique, ou s’insère-t-il dans la continuité des causes qui fondent l’instabilité des relations internationales depuis plusieurs décennies ? Sur le plan touristique, comment le problème de l’instabilité politique et du risque qui en découle a-t-il été compris et géré par les gouvernements, les médias et les marchés ? La demande touristique internationale s’est-elle redéfinie depuis trois ans et, si c’est le cas, comment ? Où ? Et pourquoi ? Dans une perspective d’analyse politique, le présent article cherche à clarifier les relations entre le risque politique et le tourisme dans le but de préciser certains enjeux qui en résultent. Certaines destinations touristiques profitent de l’instabilité et de l’insécurité associées à d’autres destinations, même si aucun endroit dans le monde n’est à l’abri d’un attentat. Et puisque le système économique actuel continuera d’exclure un nombre toujours croissant de personnes, les actes terroristes seront toujours considérés par certains groupes comme un moyen désespéré de « changer les choses ». Au-delà de la tragédie humaine que cela représente, les gouvernements ont fort bien compris les enjeux que posent les revendications politiques violentes pour l’économie. Une des premières réactions du gouvernement Bush au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 n’a-t-elle pas été d’inviter la population à « continuer de consommer » ? Pour arriver à maintenir le système en place — ce dont le tourisme à besoin pour continuer de croître —, les gouvernements devront utiliser la fragilité des perceptions à leur avantage, c’est-à-dire tenter de convaincre leurs citoyens que leur environnement de vie — et de voyage — est sécuritaire, malgré tout. |
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