Quand la coordination temporelle mondiale nuit à l’eurythmie locale 

L’État grec a remplacé le calendrier julien par le calendrier grégorien en 1923 afin d’accélérer le processus de modernisation et faciliter les échanges avec les autres pays industrialisés. Un an plus tard, l’Église orthodoxe de Grèce a suivi le mouvement, procédant à « une occidentalisation de l’Or...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/temporalites,
1. autor: Seraïdari, Katerina
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: Temporalités 2020
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:L’État grec a remplacé le calendrier julien par le calendrier grégorien en 1923 afin d’accélérer le processus de modernisation et faciliter les échanges avec les autres pays industrialisés. Un an plus tard, l’Église orthodoxe de Grèce a suivi le mouvement, procédant à « une occidentalisation de l’Orthodoxie », selon une partie de la société grecque. Ceux qui décident de rester fidèles au calendrier julien sont communément appelés « anciens calendaristes » ; leur présence est particulièrement marquante sur l’île de Tinos, où orthodoxes et catholiques cohabitent depuis le treizième siècle. Cette division au sein de la société grecque, où le temps est unifié pour les usages civils mais pas pour les pratiques religieuses, perdure jusqu’à aujourd’hui : à l’exception du cycle pascal, toutes les fêtes religieuses sont fêtées deux fois dans le pays et en décalage de treize jours. L’article examine comment, à cause de cette duplication des temporalités, la société grecque a perdu son eurythmie.