À qui profite le temps ?
De nombreux auteurs décrivent le temps comme un facteur déterminant à l’égard de la guerre. Cela vaut particulièrement pour les guerres asymétriques, à propos desquelles le temps favoriserait le faible. Quant aux démocraties, leurs chances de victoire diminueraient à mesure que la guerre dure dans l...
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| 發表在: | URI:https://journals.openedition.org/temporalites, |
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| 主要作者: | |
| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 出版: |
Temporalités
2015
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| 主題: | |
| 在線閱讀: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 總結: | De nombreux auteurs décrivent le temps comme un facteur déterminant à l’égard de la guerre. Cela vaut particulièrement pour les guerres asymétriques, à propos desquelles le temps favoriserait le faible. Quant aux démocraties, leurs chances de victoire diminueraient à mesure que la guerre dure dans le temps. La guerre étant un processus complexe, il est délicat de déterminer avec précision quels sont les facteurs qui en déterminent l’issue. Les observateurs se trouvent alors dans une situation d’incertitude. S’ils parviennent à identifier certaines tendances, il leur est difficile d’isoler les facteurs pertinents. Par conséquent, plutôt que de démêler ce nœud de facteurs, ils préfèrent parfois affirmer que le temps en est un lui-même. Ici, le temps n’est rien d’autre qu’un concept par défaut. En réalité, il ne joue pour personne. Il n’est pas un facteur de la guerre, mais une dimension à l’intérieur de laquelle les facteurs opèrent. Des confusions majeures sont faites par les auteurs qui comparent ses effets avec ceux d’autres éléments, oubliant que le temps ne se situe pas au même niveau d’analyse. Il en est de même pour ceux qui traduisent brutalement leurs variables en termes temporels, et croient en mesurer la pertinence à la suite d’objectivations hasardeuses. |
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