Mémoire et interprétation du 4 Septembre 1870 : le sens de l’oubli
Posant la question des interactions entre mémoire et historiographie, l’enquête analyse en trois plans successifs la façon dont l’historiographie du 4 Septembre 1870, journée révolutionnaire du renversement du Second Empire et de la proclamation de la IIIème République, est travaillée par des effets...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/temporalites, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Temporalités
2009
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Posant la question des interactions entre mémoire et historiographie, l’enquête analyse en trois plans successifs la façon dont l’historiographie du 4 Septembre 1870, journée révolutionnaire du renversement du Second Empire et de la proclamation de la IIIème République, est travaillée par des effets mémoriels. Rythmée par le procès interprétatif de l’événement, l’historiographie de l’événement suit les aléas des refoulements et résurgences successifs. Au cœur des enjeux politiques puis mémoriels de l’événement, la proclamation de la déchéance de l’Empire, prononcée par Gambetta, est effacée un temps par son auteur, puis attribuée aux blanquistes. L’effet interprétatif majeur est la relecture de l’événement comme « rite », au détriment de son caractère insurrectionnel. Deux idées concluent l’analyse : les hésitations de la mémoire narrative du 4 Septembre doivent être lues comme des traces d’un conflit politique et social refoulé. L’oubli de cet oubli est un des éléments de construction du « modèle républicain ». |
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