Présences du passé : le renouveau des musiques « anciennes »
Le renouveau des musiques anciennes a donné lieu à un joli pas de deux, un jeu inédit de temporalités superposées. En effet, pour jouer « à l’ancienne », il faut d’abord être moderne : comprendre le passé comme passé. Moins jouer « comme on jouait à l’époque », selon la formule obligée des pochettes...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/temporalites, |
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| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
Temporalités
2011
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| Ämnen: | |
| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | Le renouveau des musiques anciennes a donné lieu à un joli pas de deux, un jeu inédit de temporalités superposées. En effet, pour jouer « à l’ancienne », il faut d’abord être moderne : comprendre le passé comme passé. Moins jouer « comme on jouait à l’époque », selon la formule obligée des pochettes de disque, qu’au contraire réaliser notre distance à un temps révolu, accepter sa perte, et prendre la mesure de tout ce qu’il faut faire pour reconstruire le passé. Cette leçon en actes sur l’écriture de l’histoire, la musique la fait vivre sur un mode à la fois sensible (changer des goûts) et matériel (rejouer d’autres instruments). À partir d’autres exemples, comme le goût pour les statues romaines tel que Francis Haskell et Nicholas Penny l’ont analysé, ou la reprise par une troupe actuelle d’un « jeu » médiéval, cette contribution revient, dans les pas de Michel de Certeau, sur les problèmes que rencontrent l’histoire de l’art et la sociologie dans leur propre rapport aux répertoires et aux œuvres hérités du passé. |
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