Le joueur en crise(s) : instant et répétition, néant et éternité

Face à la roulette, le joueur vit une crise, ou plutôt, deux types de crise différents : celle qui le fait basculer dans le jeu pathologique, crise unique et fondamentale de son existence, et celle, répétitive, qu’il subit à chaque tour de roulette. Dans les deux cas, la crise, de nature dialectique...

पूर्ण विवरण

में बचाया:
ग्रंथसूची विवरण
में प्रकाशित:URI:https://journals.openedition.org/temporalites,
मुख्य लेखक: Leclerc, Natalia
स्वरूप: Article ou chapitre numérique
भाषा:Français
प्रकाशित: Temporalités 2011
विषय:
ऑनलाइन पहुंच:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
विवरण
सारांश:Face à la roulette, le joueur vit une crise, ou plutôt, deux types de crise différents : celle qui le fait basculer dans le jeu pathologique, crise unique et fondamentale de son existence, et celle, répétitive, qu’il subit à chaque tour de roulette. Dans les deux cas, la crise, de nature dialectique, est caractérisée par son régime temporel, celui de l’instantanéité. Dostoïevski, dans Le Joueur, et Zweig, dans Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, mettent en scène ces crises, par le biais d’un ensemble de personnages qui en représentent les différents aspects. Le roman de Zweig présente de nombreux échos avec celui de Dostoïevski, qu’il lit et commente.Le jeu n’est jamais présenté comme un simple divertissement, mais apparaît comme une pratique ordalique : toute l’existence du sujet est investie dans l’instant critique. Pourtant, ce n’est pas nécessairement la mort qui guette le joueur. Le risque le plus important se situe dans un néant fait de l’éternité de la répétition. Pour le joueur pathologique, la crise, tragique, ne connaît pas d’issue positive : elle est associée à la privation de liberté et à une temporalité mécanique et/ou animale.