La grève comme drame social

Cet article propose une lecture ethnologique de la grève dont la Régie des Transports de Marseille (RTM) a été le théâtre en 1995-96, en l’associant à la grille d’analyse du drame social selon l’acception de Victor Turner. L’analyse de la grève s’inscrit dans le cadre d’une lecture diachronique des...

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التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/temporalites,
المؤلف الرئيسي: Gallenga, Ghislaine
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: Temporalités 2011
الموضوعات:
الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
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الوصف
الملخص:Cet article propose une lecture ethnologique de la grève dont la Régie des Transports de Marseille (RTM) a été le théâtre en 1995-96, en l’associant à la grille d’analyse du drame social selon l’acception de Victor Turner. L’analyse de la grève s’inscrit dans le cadre d’une lecture diachronique des processus de « modernisation » des entreprises de service public. La méthode ethnographique retenue pour la recherche est celle de l’immersion avec occupation d’un poste de travail - chauffeur de bus dans un dépôt d’un quartier dit sensible de Marseille lors de l’éclatement de la grève. À travers une analyse ethnographique détaillée des phases successives de ce drame social - rupture, crise, ajustement, réintégration - l’article souligne les effets de rupture que celui-ci a engendrés ainsi que la visibilité majeure de certains symboles hérités de la communitas. Ceux-ci marquent la phase de crise à l’intérieur du drame social de la grève. La grève de décembre 1995 - janvier 1996 s’est transformée en un marqueur identitaire et est devenue, à l’instar de « la Grande guerre », dans l’évocation de maints traminots, « la Grande grève ».