Le Sénat et les justifications temporelles du pouvoir du Consulat à l’Empire
L’article propose de relire la création d’une assemblée parlementaire française, le Sénat-conservateur (1799-1814) en la réinscrivant dans « l’important déplacement du registre sémantique du temps dans la société » (Rosa, 2013) qui caractérise les XVIIIe et XIXe siècles européens. L’invention d’un S...
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| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/temporalites, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Temporalités
2025
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | L’article propose de relire la création d’une assemblée parlementaire française, le Sénat-conservateur (1799-1814) en la réinscrivant dans « l’important déplacement du registre sémantique du temps dans la société » (Rosa, 2013) qui caractérise les XVIIIe et XIXe siècles européens. L’invention d’un Sénat-conservateur, créé à la suite du coup d’État de Napoléon Bonaparte et Emmanuel Sieyès, est en effet tissée de significations et de références temporelles. Deux temporalités sont imbriquées : d’abord l’urgence, particulièrement pour justifier le coup d’État en délégitimant le régime précédent ; puis la transcendance des actions politiques dont le sens doit se saisir à travers le passage à des formes modernes du régime d’historicité des agents (Hartog, 2003). La fonction du Sénat consiste alors à stabiliser un ordre social perçu comme inconstant. Au fil des évolutions de la configuration, les justifications temporelles du pouvoir seront progressivement monopolisées par Napoléon Bonaparte au détriment d’un Sénat incapable matériellement de prétendre à une revendication de maîtrise du destin national. |
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