Contribution au développement d’un modèle heuristique des temporalités en contexte de réchauffement climatique
C’est à partir d’un exemple d’une situation de recherche, où le chercheur, en situation de rencontre culturelle à Mayotte, est dans l’incapacité de comprendre les réponses fournies par les enquêtés, que se construit cet article. La thématique de recherche princeps, autour du changement climatique, e...
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| Auteurs principaux: | , , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Temporalités
2025
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | C’est à partir d’un exemple d’une situation de recherche, où le chercheur, en situation de rencontre culturelle à Mayotte, est dans l’incapacité de comprendre les réponses fournies par les enquêtés, que se construit cet article. La thématique de recherche princeps, autour du changement climatique, est alors détournée pour étudier plus largement la manière dont le chercheur pouvait comprendre, définir et modéliser la construction du temps à Mayotte. Une approche épistémologique de la construction du temps, que l’on désigne par le terme « chronoglyphe », est proposée. Le chronoglyphe, qu’il soit pensé à l’échelle collective ou individuelle, renvoie à la distribution de quatre « schèmes élémentaires » que l’on appelle « dimensions temporelles » et qui, rassemblées, constituent le temps. La subtilité des notions et de ces « dimensions temporelles » est discutée à partir des travaux d’Hartog (2003, 2020, 2022), mais aussi Philippson (1949) ou encore de Chesneaux (1996) et Dubar (2014). Ensuite, la validité et la solidité de notre modélisation des dimensions temporelles et des dynamiques qu’elles produisent, sont testées sur la base de deux conceptions culturelles du temps à Mayotte, la notion d’umri (Blanchy, 1988) et la cérémonie de shungu (Lambek, 2018). À travers une analyse discursive des écrits de ces anthropologues sur Mayotte, nous confirmons la pleine présence des quatre dimensions temporelles dans le modèle de représentation du temps chez les mahorais, et mettons alors en valeur des zones d’ombre dans les écrits des anthropologues. Cette première contribution autour de la construction du temps à Mayotte aura permis d’ouvrir des propositions méthodologiques sur des recherches culturelles, à partir d’une analyse discursive d’abord, et de proposer de nouvelles recherches articulées avec les régimes de « mondiation » de Descola (2005) et avec le sens donné aux régimes d’historicité proposés par Hartog (2003, 2020, 2022). |
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