L’« articulation des temps sociaux ».
L’« articulation des temps sociaux » devient un objectif de politiques publiques au niveau local et national à partir des années 2000 en réponse aux risques de désynchronisation qui menaceraient la société française (mutations de l’emploi, flexibilisation du temps travail et individualisation des ry...
保存先:
| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/temporalites, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Temporalités
2025
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | L’« articulation des temps sociaux » devient un objectif de politiques publiques au niveau local et national à partir des années 2000 en réponse aux risques de désynchronisation qui menaceraient la société française (mutations de l’emploi, flexibilisation du temps travail et individualisation des rythmes de vie). Pour comprendre l’émergence de ces politiques, couramment nommées « politiques temporelles », la littérature remonte rarement au-delà des années 1970. Nous proposons d’élargir ce cadre chronologique jusqu’au xixe siècle pour identifier les conditions historiques qui ont rendu pensables et possibles ces politiques aujourd’hui. Parmi ces conditions, deux retiennent particulièrement notre attention : d’une part, la formation des blocs de temps qu’il s’agit de mieux articuler (travail, loisirs, rythmes scolaires), et l’uniformisation des repères temporels à l’échelle nationale (suppression des heures locales en 1891 et adoption de l’heure d’été à partir de 1917), d’autre part. Trois périodes historiques sont ainsi distinguées, des années 1830 à nos jours, selon leur contribution à l’émergence de l’« articulation des temps sociaux » comme objectif de politiques publiques. Cet article défend ainsi l’intérêt d’une analyse sur la longue durée du gouvernement temporel de nos sociétés. |
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