“Le miroir aux alouettes” (Jan Kadar et Elmar Klos) : une leçon sur l’opportunisme provincial
CINEMA. 2018 est une année noire pour la démocratie polonaise et l’historiographie. En février, le sénat a voté une proposition de loi permettant de condamner à trois ans de prison les citoyens qui affirment que le pays est coresponsable de la Shoah1. Le virage à droite pris par la Pologne du présid...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/temoigner, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
Témoigner. Entre histoire et mémoire
2022
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | CINEMA. 2018 est une année noire pour la démocratie polonaise et l’historiographie. En février, le sénat a voté une proposition de loi permettant de condamner à trois ans de prison les citoyens qui affirment que le pays est coresponsable de la Shoah1. Le virage à droite pris par la Pologne du président Andrzej Duda suscite des inquiétudes à l’Ouest depuis belle lurette, mais cette proposition a été accueillie avec une énorme stupeur dans les milieux politiques. La Pologne a toujours entretenu une relation ambiguë vis-à-vis de la Seconde Guerre mondiale. D’une part, le plus célèbre des camps de concentration et d’extermination, Auschwitz, se trouve sur le territoire polonais, ce qui provoque colère et amertume. D’autre part, les premiers rapports qui ont révélé l’existence de ce type d’endroit sont venus de la résistance polonaise. Une ambiguïté qu’il convient toutefois d’accepter et de comprendre pour guérir ce traumatisme international. Le Miroir aux alouettes, réalisé en 1965 par Jan Kadar et Elmar Klos, fut un des premiers films à se pencher sur le passé national sans détourner le regard. Il a même permis d’accroître l’intérêt pour les films traitant de la Shoah. |
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