La toute-puissance des victimes
Israël et le Rwanda, États marqués par la mémoire d'un génocide, sont tous deux critiqués aujourd'hui pour un usage exagéré de la force dans les relations avec leurs voisins. Fondées ou non, ces critiques retournent, contre les anciennes victimes et leurs descendants, un argument qui était...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/temoigner, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Témoigner. Entre histoire et mémoire
2014
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Israël et le Rwanda, États marqués par la mémoire d'un génocide, sont tous deux critiqués aujourd'hui pour un usage exagéré de la force dans les relations avec leurs voisins. Fondées ou non, ces critiques retournent, contre les anciennes victimes et leurs descendants, un argument qui était au cœur de la propagande prégénocidaire : celui d'une dangereuse puissance cachée sous une apparente faiblesse. Si le faible (la victime) est encore dans le fort (l'État), ne faut-il pas en déduire que le fort était déjà dans le faible ? La fantasmatique toute-puissance attribuée aux victimes risque alors de justifier des discours visant à la stigmatisation de celles-ci. |
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