Wilhelm Koppe et Josef Oberhauser face à la justice ouest‑allemande : exemples d’une première forme de révisionnisme

Les suspects des crimes nazis, lorsqu’ils ont été conduits dans le cadre d’une enquête préliminaire ouest - allemande devant un juge d’instruction, ont souvent livré une version falsifiée de leur implication concrète dans l’exécution de la politique génocidaire dans les centres de mise à mort. Confr...

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Bibliographische Detailangaben
Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/temoigner,
1. Verfasser: Cehreli, Sila
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Témoigner. Entre histoire et mémoire 2021
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Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Beschreibung
Zusammenfassung:Les suspects des crimes nazis, lorsqu’ils ont été conduits dans le cadre d’une enquête préliminaire ouest - allemande devant un juge d’instruction, ont souvent livré une version falsifiée de leur implication concrète dans l’exécution de la politique génocidaire dans les centres de mise à mort. Confrontés aux informations puisées des interrogatoires d’anciens camarades S S et aux dépositions d’un nombre restreint de rescapés, ils ont néanmoins dû modifier cette première version. Malgré l’évolution du récit forgé par le suspect en question, il est possible de noter que ce dernier ne nie pas, en principe, la réalité du génocide, mais tente plutôt de minimiser sa responsabilité dans cette politique meurtrière. Le cas de Wilhelm Koppe, chef supérieur de la SS et de la Police du Warthegau, pour Chełmno ainsi que celui de Josef Oberhauser, un exécuteur de l’Opération Reinhard, pour Bełżec seront présentés tout au long de cet article.