Tourisme de mémoire, usages et mésusages : le cas de la Première Guerre mondiale

Les ruines et les champs de bataille de la Première Guerre mondiale vont immédiatement devenir des allégories du corps des combattants et de la douleur de la nation. Diffusée par la propagande, les images du désastre accusent l’ennemi et deviennent le symbole visible du sacrifice national. Mais c’es...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/temoigner,
Auteur principal: van Ypersele, Laurence
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Témoigner. Entre histoire et mémoire 2014
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Les ruines et les champs de bataille de la Première Guerre mondiale vont immédiatement devenir des allégories du corps des combattants et de la douleur de la nation. Diffusée par la propagande, les images du désastre accusent l’ennemi et deviennent le symbole visible du sacrifice national. Mais c’est au lendemain du conflit que le tourisme se déploie vraiment et selon des logiques à la fois différentes et ambiguës : les familles et les anciens combattants viennent en pèlerinage sur les lieux où sont tombés les leurs, les curieux viennent confronter leur imagination à la réalité des lieux parfois de manière malsaine, tandis que les sinistrés espèrent pouvoir reconstruire plus vite leur lieu de vie grâce à l’apport de ces pèlerins et de ces curieux.