La Fabrique du mensonge : L’art de (con)vaincre

Film : En enfer, Hannibal, Jules César et Napoléon se plaignent de leur sort. « Ah ! Si seulement j'avais eu des stukas en Italie », soupire Hannibal. « Si j'avais eu des panzers, j’aurais conquis la Gaule bien plus vite », grommelle César. Au tour de Napoléon de se lamenter : « Si j’avais...

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מידע ביבליוגרפי
הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/temoigner,
מחבר ראשי: Capiau, Brecht
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Témoigner. Entre histoire et mémoire 2026
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:Film : En enfer, Hannibal, Jules César et Napoléon se plaignent de leur sort. « Ah ! Si seulement j'avais eu des stukas en Italie », soupire Hannibal. « Si j'avais eu des panzers, j’aurais conquis la Gaule bien plus vite », grommelle César. Au tour de Napoléon de se lamenter : « Si j’avais eu Goebbels, tout le monde aurait oublié ma défaite à Waterloo. » Cette blague extraite de La Fabrique du mensonge, le dernier film du réalisateur allemand Joachim Lang, illustre deux réalités. La première, c’est que les manœuvres démagogiques de Joseph Goebbels auraient séduit n’importe quel homme de pouvoir – toutes époques et contrées confondues. La seconde, c’est que gagner ou perdre n’a aucune espèce d’importance ; seuls ceux qui manient adroitement l'art de la propagande peuvent s’offrir un rôle de choix dans les livres d’histoire. Ce long métrage, censé être un électrochoc, n’offre toutefois qu’une plongée superficielle dans la psyché de Joseph Goebbels, génie de la propagande nazie.