Rwanda 1994-2014 : le génocide à l’épreuve de la fiction
Parmi le foisonnement d’œuvres artistiques qui construisent la mémoire du génocide perpétré contre les Tutsi du Rwanda depuis vingt ans, de nombreux cinéastes ont relevé le défi de la fiction. Plus d’une douzaine de longs-métrages de fiction ont ainsi vu le jour, en parallèle du temps de la reconstr...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/temoigner, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Témoigner. Entre histoire et mémoire
2015
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Parmi le foisonnement d’œuvres artistiques qui construisent la mémoire du génocide perpétré contre les Tutsi du Rwanda depuis vingt ans, de nombreux cinéastes ont relevé le défi de la fiction. Plus d’une douzaine de longs-métrages de fiction ont ainsi vu le jour, en parallèle du temps de la reconstruction et de la justice, réalisés dans leur grande majorité par des cinéastes occidentaux. Le regard qu’ils engagent dans leur démarche de création et qu’ils portent à l’écran soulève plusieurs enjeux d’ordre historique, éthique et esthétique, tant vis-à-vis d’une vérité encore en train de s’écrire que de la mémoire des victimes. Comment s’approcher au plus près de l’événement en transgressant, par essence, le réel ? Comment donner à voir l’horreur des cent jours sans tomber dans le spectacle, le voyeurisme ou le traumatisme visuel ? Quelles stratégies narratives utiliser pour raconter l’inénarrable des survivants ? Comment suggérer, par la fiction, la nature même du crime, à savoir l’extermination planifiée et systématique de plus de 800 000 Tutsi du Rwanda ? Sous forme de bilan, cet article montre comment, au nom du réalisme et du « vraisemblable », les films qui abordent frontalement le génocide mettent en scène les potentialités et les limites de la représentation. Il insiste également sur les enjeux de l’espace cinématographique où s’élabore, pour le tiers comme pour le rescapé, le langage d’une mémoire à recomposer. |
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