Réactiver la mémoire du lieu, une étape fondamentale pour faire projet. Cités d’habitations à bon marché de la Capuche, l’Abbaye et Jean Macé à Grenoble
Cet article défend l’idée que ce qui fait patrimoine « reste le meilleur instrument dont nous disposons pour inventer notre avenir » (Neyret, 2004, à propos de F. Choay, 1992 : p. 237). Par conséquent, nous postulons que la mémoire du lieu serait l’articulation concrète entre éléments de patrimoine...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/tem, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Territoire en mouvement
2023
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Cet article défend l’idée que ce qui fait patrimoine « reste le meilleur instrument dont nous disposons pour inventer notre avenir » (Neyret, 2004, à propos de F. Choay, 1992 : p. 237). Par conséquent, nous postulons que la mémoire du lieu serait l’articulation concrète entre éléments de patrimoine et éléments de projet pour penser le renouvellement urbain des cités de la Capuche, l’Abbaye et Jean Macé, à Grenoble. La conception du patrimoine que l’on propose ici, permet de donner une reconnaissance à des éléments pluriels qui évoluent, intègrent des mutations, des reconductions mais aussi des disparitions. Nous nous intéressons tant aux éléments construits qu’aux récits de vie et aux expériences quotidiennes des personnes qui habitent ces lieux.À travers une démarche méthodologique qui mobilise les dimensions construite, sociale et sensible, nous saisissions à la fois des éléments de patrimoine comme clés de lecture de la mémoire du lieu et des éléments encore latents qui font projet une fois qu’ils sont réactivés. Par la combinaison de plusieurs outils d’enquête, nous révélons ce qui fait patrimoine dans les cités de la Capuche, l’Abbaye et Jean Macé non comme une matérialité à figer et à conserver pour garder vivante une mémoire passée mais plutôt comme des opportunités à saisir pour penser leur place dans nos villes contemporaines. Pour saisir cette articulation, nous nous inspirons de la typologie figurative (Chalas, 2000) qui permet d’appréhender un lieu dans son épaisseur historique et par son signifié vécu. Elle est un véritable moyen de traduction d’éléments de patrimoine en éléments de projet à proposer à ceux qui fabriquent la ville et son renouvellement. Cette manière de faire implique que tout projet urbain commencerait par la réactivation de la mémoire du lieu comme bien commun à transmettre pour donner à ces cités les possibilités de se réinventer avec leurs propres ressources et en conservant « au maximum une existence présente » (Chauvier, 2015 : p. 50). |
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