La carte sanitaire à l’épreuve des pratiques sanitaires des citadins
Depuis la conférence de l’OMS à Harare (Zimbabwe) en 1987, le district sanitaire est devenu la clef de voûte des systèmes de santé africains. Afin de rompre avec la centralisation du système et d’organiser des programmes de soins à une échelle communautaire, les territoires nationaux ont été quadril...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/tem, |
|---|---|
| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Argitaratua: |
Territoire en mouvement
2011
|
| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Depuis la conférence de l’OMS à Harare (Zimbabwe) en 1987, le district sanitaire est devenu la clef de voûte des systèmes de santé africains. Afin de rompre avec la centralisation du système et d’organiser des programmes de soins à une échelle communautaire, les territoires nationaux ont été quadrillés en districts sanitaires, censés guider le patient dans un parcours de soins coordonné. Toutefois, l’application de normes administratives exogènes a conduit à ne pas tenir compte de la mobilité de la population citadine et des choix qu’elle peut opérer.Dans les villes, les pratiques spatiales des citadins en matière de recours aux soins ne respectent pas forcément ces découpages conceptuels. À Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, la carte sanitaire s’est appuyée sur des limites administratives préexistantes pour délimiter les districts sanitaires et les zones de responsabilité de chaque structure de soins. Pourtant, ces aires de responsabilité ne coïncident que rarement avec les aires d’attraction réelles de ces mêmes structures. L’étude des aires d’attraction permet alors de juger du respect de ces limites mais aussi de juger de l’importance de la localisation d’une structure de soins dans la ville et d’aller à la recherche d’autres facteurs qu’il serait pertinent d’ajouter à la définition des aires de responsabilité. |
|---|