Appropriation de l’espace à Sarlat et Dinan. Prendre, défendre ou laisser sa place dans de petites villes touristiques et patrimoniales

Cet article vise à appréhender la question de l’appropriation de l’espace au sein de petites villes touristiques et patrimoniales. L’arrivée, en saison estivale, d’individus venant habiter temporairement ces lieux (touristes, travailleurs saisonniers du tourisme, artistes de rue, etc.), conduit inév...

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গ্রন্থ-পঞ্জীর বিবরন
প্রকাশিত:URI:https://journals.openedition.org/tem,
প্রধান লেখক: Ouellet, Annie
বিন্যাস: Article ou chapitre numérique
ভাষা:Français
প্রকাশিত: Territoire en mouvement 2021
বিষয়গুলি:
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সংক্ষিপ্ত:Cet article vise à appréhender la question de l’appropriation de l’espace au sein de petites villes touristiques et patrimoniales. L’arrivée, en saison estivale, d’individus venant habiter temporairement ces lieux (touristes, travailleurs saisonniers du tourisme, artistes de rue, etc.), conduit inévitablement à une situation de mise en concurrence plus ou moins accrue pour l’appropriation de l’espace. Notre propos s’appuie sur des enquêtes de terrain menées dans deux petites villes dont la mise en tourisme se fonde en partie sur la valorisation du patrimoine bâti : Dinan en Côtes-d’Armor et Sarlat en Dordogne. Des séances d’observation y ont été réalisées, de même qu’une série d’entretiens semi-directifs conduits auprès des habitants permanents et temporaires, mais également des acteurs impliqués dans la valorisation patrimoniale et touristique de ces villes. D’une part, l’article met en évidence les pratiques des touristes à Sarlat et Dinan et les manières dont ils s’approprient ces lieux, entre autres au prisme d’un « marquage présence » significatif. D’autre part, il dégage les différentes (ré)actions des autres habitants, que nous nommons ici les « non-touristes ». Ce faisant, il rend compte d’un partage de l’espace qui engage des formes d’appropriation variées, mais aussi de désappropriation et de contre-appropriation. Interroger les formes d’appropriation de l’espace renvoie inévitablement à la question de la place des habitants dans ces deux villes : la place que chacun souhaite prendre, celle que les autres individus acceptent de lui laisser, la négociation qui s’opère, autant que la manière dont cette place peut être défendue et légitimée par celui qui la revendique.