Construire sa place en haute vallée alpine française : S’installer et vivre dans des confins
Cet article interroge l’arrivée de nouveaux habitants dans des confins de montagne marqués par certaines formes d’isolement au regard du choix d’installation, d’éloignement des réseaux et des centres urbains, d’accessibilité aux services publics difficile, etc. La réflexion s’appuie sur un échantill...
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| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/tem, |
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| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
Territoire en mouvement
2021
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| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Cet article interroge l’arrivée de nouveaux habitants dans des confins de montagne marqués par certaines formes d’isolement au regard du choix d’installation, d’éloignement des réseaux et des centres urbains, d’accessibilité aux services publics difficile, etc. La réflexion s’appuie sur un échantillon de 146 entretiens menés dans huit hautes vallées alpines françaises. L’objectif de cet article est de questionner les manières de construire sa place dans ces territoires, en considérant la haute vallée comme un ailleurs isolé devenant un ici, au gré de migrations et d’installations plus ou moins pérennes en fonction de la capacité des individus à s’intégrer et des conditions d’accueil des territoires. La réflexion s’appuie sur les parcours, appelés ici trajectoires résidentielles, d’habitants venus s’installer dans ces vallées. En ayant souvent fait le choix de s’isoler pour être plus proches de l’environnement dans lequel ils aspirent à vivre, ces résidents révèlent l’existence de migrations d’agrément vers des espaces éloignés des villes. Ils développent un regard sensible du territoire dans lequel ils prennent place mais sont parfois confrontés à des difficultés spécifiques (intégration sociale notamment). En dépit de leur faible densité, ces espaces sont convoités. Construire son « ici », au gré de représentations idéalisées de « l’ailleurs », nécessite une capacité d’adaptation particulière en termes de rapport à l’autre mais aussi de perception de l’espace habité. |
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