Constitution, mises en situation et jeux de places. Autour de la chanson Saigne d’Abd Al Malik

A partir des paroles de la chanson « Saigne » d’Abd Al Malik, cet article propose une analyse des concepts de place et de situation en géographie. L’objectif est de montrer que toute mise en situation de notre réalité est construite à partir d’une lecture symbolique conjointe des emplacements spatia...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/tem,
1. autor: Hoyaux, André-Frédéric
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: Territoire en mouvement 2021
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:A partir des paroles de la chanson « Saigne » d’Abd Al Malik, cet article propose une analyse des concepts de place et de situation en géographie. L’objectif est de montrer que toute mise en situation de notre réalité est construite à partir d’une lecture symbolique conjointe des emplacements spatiaux et des positions sociales des différents protagonistes participant de cette situation. Cette mise en situation peut s’inscrire comme un événement pour l’un des protagonistes quand il estime qu’il y a une discordance entre l’emplacement occupé dans l’espace et la position sociale estimée d’un ou des autres protagonistes de la scène au sein de laquelle il se trouve. La vie quotidienne de tout acteur se constitue donc par des ajustements entre d’une part, des habitudes à voir qui lui permettent d’anticiper ce qu’il pense qui va se dérouler et, d’autre part, des actions qu’il estime être imprévues et qui rendent poétiques le monde de l’autre avec lequel il vit. Les paroles d’Abd Al Malik montrent que ces ajustements se nourrissent de dialogues entre les acteurs pour permettre de croiser les regards, pour déconstruire et reconstruire les visions du monde et les mises en situation que chacun constituera à l’avenir. Si ce dialogue est sourd, ce monde devient absurde car il s’enferme dans les préjugés qui confinent chacun dans ses instincts, dans une codification stéréotypique du sens, et donc dans son manque d’humanité.