Cultiver d’abord et habiter après : l’agriculture périurbaine comme stratégie d’appropriation foncière dans l’arrière-pays de Yaoundé
À partir des données de terrain collectées par le biais d’observations directes et d’entretiens semi-dirigés, ainsi que de l’analyse diachronique des images satellites de la ville de Yaoundé et sa périphérie, cet article montre que les pratiques agricoles sur les franges urbaines d’une grande ville...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/tem, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Territoire en mouvement
2020
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | À partir des données de terrain collectées par le biais d’observations directes et d’entretiens semi-dirigés, ainsi que de l’analyse diachronique des images satellites de la ville de Yaoundé et sa périphérie, cet article montre que les pratiques agricoles sur les franges urbaines d’une grande ville africaine comme Yaoundé résultent des arrangements sociaux et spatiaux entre des populations ne pouvant accéder à la propriété foncière urbaine et des propriétaires fonciers en périphérie. Le travail expose le caractère sélectif et exclusif d’un marché foncier et immobilier métropolitain aux coûts prohibitifs pour les composantes sociales indigentes. Cela mène à questionner l’activisme agricole périurbain de ces démunis, au-delà de sa fonction traditionnelle de production des denrées alimentaires d’origine agricole. Les pratiques agricoles sont envisagées comme une stratégie d’accès à la terre dans les espaces périurbains de Yaoundé par des populations pauvres. À titre principal, deux facteurs majeurs organisent la réflexion. Premièrement, usant de la faiblesse du pouvoir d’achat des propriétaires coutumiers en bute à une conjoncture d’adversité permanente, les néo-citadins en quête du sol enclenchent un processus transactionnel socialement structuré autour des dons pour accéder à la terre. Deuxièmement, usant de la mise en valeur répétitive des mêmes parcelles et de la contrainte morale subtilement générée par les multiples apports financiers et matériels circonstanciels en faveur des propriétaires, ils mutent le droit d’usage agricole du sol en un droit d’usage de construction d’habitations familiales. |
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