Frontières et activités marchandes en Afrique de l’Ouest : logiques d’acteurs et fonctionnement scalaire
Cet article propose d’étudier les incidences de la frontière d’état sur les activités marchandes en mettant en évidence les pratiques des acteurs marchands, les logiques d’action qui les déterminent, ainsi que leurs impacts sur les paysages frontaliers. Il s’appuie sur les résultats d’enquêtes menée...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/tem, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Territoire en mouvement
2016
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article propose d’étudier les incidences de la frontière d’état sur les activités marchandes en mettant en évidence les pratiques des acteurs marchands, les logiques d’action qui les déterminent, ainsi que leurs impacts sur les paysages frontaliers. Il s’appuie sur les résultats d’enquêtes menées, dans le cadre d’une thèse de doctorat, auprès de 660 marchands et 340 acheteurs dans treize loumo des espaces frontaliers sénégalo-gambiens et sénégalo-guinéens.Dans ces espaces frontaliers existe une intense activité marchande transfrontalière portée par les marchands et les consommateurs, mesurée à partir de l’exploitation de différentiels frontaliers comme la variation des prix, du taux de change, de l’existence de taxes (logique économique) et, de la proximité et de l’accessibilité (logique utilitaire). Ainsi, la mobilité marchande donne lieu à un fonctionnement scalaire des espaces marchands. Paysans-commerçants, détaillants et grossistes articulent différents niveaux géographiques allant du local au transnational en passant par le régional et le national. Il se crée ainsi des territoires marchands constitués de différents lieux marchands mais qui sont mouvants sous l’influence de facteurs conjoncturels. Cette continuité-connexion spatiale est centrée sur les loumo et les villes frontalières, hauts lieux de l’activité marchande. Par ailleurs, les pratiques marchandes se traduisent par l’apparition de chemins de contrebande, le développement de villages entrepôts et la mutation socio-spatiale de localités marchandes frontalières. Ces pratiques marchandes et leurs répercussions spatiales sont cependant plus intenses sur la frontière sénégalo-gambienne que sénégalo-guinéenne où les disparités frontalières sont moins importantes et les supports d’échange moins nombreux. |
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