« Consommer » à la frontière : usages et perceptions en territoire catalan
Sur la base d’une enquête compréhensive par observations et entretiens semi-directifs, cet article étudie les perceptions et usages de la consommation dans la zone transfrontalière, en s’appuyant sur le discours des jeunes des Pyrénées-Orientales. Les jeunes ont une conception spécifique du territoi...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/tem, |
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| Autors principals: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Territoire en mouvement
2016
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Sur la base d’une enquête compréhensive par observations et entretiens semi-directifs, cet article étudie les perceptions et usages de la consommation dans la zone transfrontalière, en s’appuyant sur le discours des jeunes des Pyrénées-Orientales. Les jeunes ont une conception spécifique du territoire qui engendre des formes de consommation particulières. Le développement de la prostitution en périphérie de la ville de la Jonquera apparaît comme le prolongement de ces formes de consommation.Dans cet article, les pratiques et les perceptions des jeunes consommateurs frontaliers seront présentées. Une figure idéale typique du jeune consommateur frontalier ressort de ces entretiens et met en évidence un usage spécifique de ces lieux : il s’agit d’une consommation ritualisée et codifiée qui consiste à acheter (remplir ou se remplir), des produits ciblés, dans des magasins perçus à bas prix (l’abondance et le discount), dans une temporalité limitée (l’aller-retour), avec toujours le souhait de rentabiliser le déplacement. Une forme spécifique de consommation dans cette zone frontalière est mise au centre de l’analyse : l’activité prostitutionnelle au sein des puticlubs, véritables hyper-marchés du sexe. Sur la base des discours recueillis, nous montrerons, d’une part que l’activité prostitutionnelle revêt les mêmes caractéristiques que les biens de consommation et/ou de services courants, et d’autre part que les logiques de consommation, dans leurs dimensions subjectives, sont également similaires. |
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