Les multiples identifications du quartier de Thames Town. Enjeux autour de la production et de l’appropriation d’un lieu à l’anglaise en périphérie de Shanghai
Depuis le début des années 2000, de nombreux espaces en Chine sont construits en suivant des modèles urbanistiques et des formes architecturales inspirés de l’étranger. Parmi ces imitations urbaines, le quartier de Thames Town, à l’atmosphère anglaise et issu d’un programme de construction de villes...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/tem, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Territoire en mouvement
2026
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Depuis le début des années 2000, de nombreux espaces en Chine sont construits en suivant des modèles urbanistiques et des formes architecturales inspirés de l’étranger. Parmi ces imitations urbaines, le quartier de Thames Town, à l’atmosphère anglaise et issu d’un programme de construction de villes nouvelles en périphérie de Shanghai, en est l'un des exemples les plus connus. Tantôt perçu comme une conséquence de la mondialisation de la société chinoise, tantôt comme la manifestation d’une culture de la copie propre à la Chine, le quartier est analysé au prisme d’une crise identitaire qui caractériserait la société chinoise contemporaine. Pourtant, ces discours, fondés uniquement sur une appréhension de la forme exotique du quartier, ne prennent que très rarement en compte les ambitions et les aspirations des agents impliqués dans la production de cet espace. Cette recherche entend montrer, par la confrontation des logiques, des représentations et des pratiques des différents acteurs impliqués dans la construction matérielle, sociale et symbolique, de Thames Town, que le quartier fait l’objet de multiples identifications : entre une petite ville internationale où se déploie un mode de vie à l’anglaise, une référence au passé concessionnaire de Shanghai, ou encore un lieu hors des tumultes de la ville. Plus précisément, malgré les intentions architecturales et scénographiques imposées à l’espace pour produire une identité anglaise du lieu par les instances de gouvernance et les promoteurs, une autre représentation de Thames Town émerge dans les pratiques quotidiennes des usagers et des habitants, remettant en question l’importance de la forme architecturale comme élément central pour identifier le quartier et pour analyser les processus sociaux et culturels vécus par les populations urbaines chinoises. |
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