Cerner les ressentis des cyclistes à propos de leur environnement : une approche participative de la cyclabilité
Les approches classiques de la cyclabilité – soit la mesure de la qualité d’un environnement urbain pour les cyclistes – se focalisent avant tout sur des données relatives aux infrastructures, à la topographie, à la sécurité, aux aménités environnementales. Ces approches par le haut objectivent une...
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| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/tem, |
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| Auteurs principaux: | , , , , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Territoire en mouvement
2025
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Les approches classiques de la cyclabilité – soit la mesure de la qualité d’un environnement urbain pour les cyclistes – se focalisent avant tout sur des données relatives aux infrastructures, à la topographie, à la sécurité, aux aménités environnementales. Ces approches par le haut objectivent une analyse qui reste détachée des ressentis dans l’espace des cyclistes. Nous proposons dans cette contribution une démarche participative, fondée sur des dimensions subjectives et sensibles. L’objectif est de construire une cyclabilité dite sensible à partir d’indicateurs rendant compte du rapport à leur environnement des cyclistes urbains : impression globale, sentiment de sécurité et confort. Cette recherche s’appuie sur une double participation. Elle est d’abord participative par la co-construction, entre partenaires universitaires, institutionnels et associatifs, du protocole de recherche et d’un outil de cartographie participative. Elle l’est également par l’implication directe du grand public, invité à contribuer à travers la plateforme participative développée pour recueillir et localiser leur ressenti dans l’environnement cyclable strasbourgeois. Quinze mois après son lancement, 25 000 contributions viennent enrichir la connaissance de la ville perçue par les cyclistes. Cet article se propose de discuter les enjeux méthodologiques et techniques, et les apports d’une telle démarche. Plus largement, il souligne le potentiel des sciences participatives pour renouveler l’observation des mobilités urbaines. |
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