Une spatialité anti-moderne des ruines post-apocalyptiques. La figuration du rapport à l’environnement du film I Am Legend
Le film I Am Legend figure spatialement un rapport de l’humanité à l’environnement à la fois antimoderne et eschatologique. D’une part, la tentative de transformer la nature des choses par l’artificialisation urbaine et la médecine promettant l’immortalité a créé un monde où des êtres monstrueux pro...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/tem, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Territoire en mouvement
2023
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Le film I Am Legend figure spatialement un rapport de l’humanité à l’environnement à la fois antimoderne et eschatologique. D’une part, la tentative de transformer la nature des choses par l’artificialisation urbaine et la médecine promettant l’immortalité a créé un monde où des êtres monstrueux provoquent l’extinction de l’humanité tout en permettant le retour d’un écosystème harmonieux qui fait figure d’Eden retrouvé. Plus que les péripéties des protagonistes, le récit s’organise autour du passage entre cet espace sauvage ambigüe et celui d’un humain survivant. La présence des monstres implique l’impossibilité de relation entre les deux et leur appartenance à un environnement commun, qui réalise l’ontologie naturaliste moderne. D’autre part, le salut de l’humanité pour trouver sa place dans le monde passe par un déplacement vers un espace-temps préservé de la modernité. L’extinction constitue ainsi une épreuve de rédemption qui garantit la vie à ceux qui refusent la tentation du progrès urbain et médical. La dénonciation de la modernité passe alors par la figuration spatiale d’une opposition à la théorie de l’évolution : échapper à l’extinction passe par un saut qualitatif moral et non par une adaptation des comportements à l’environnement. |
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