Techniques d’opacification de l’émail au xixe siècle : nouvel éclairage apporté par le microscope à balayage à effet de champ
La Cité de la Céramique à Sèvres conserve des verres d’origines diverses utilisés au xixe siècle pour les peintures sur porcelaine et les émaux sur cuivre. Nous avons étudié neuf de ces verres opaques ou opalescents. Les observations au microscope électronique à balayage (MEB) montrent qu’ils contie...
Sábháilte in:
| Foilsithe in: | URI:https://journals.openedition.org/techne, |
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| Príomhchruthaitheoirí: | , , |
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
Technè
2021
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| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | La Cité de la Céramique à Sèvres conserve des verres d’origines diverses utilisés au xixe siècle pour les peintures sur porcelaine et les émaux sur cuivre. Nous avons étudié neuf de ces verres opaques ou opalescents. Les observations au microscope électronique à balayage (MEB) montrent qu’ils contiennent des particules dont les dimensions sont de l’ordre de 0,1 µm pour les verres opalescents, nettement plus grandes dans le cas des verres opaques. La nature de ces particules a été déterminée par spectroscopie par dispersion d’énergie (energy dispersive spectroscopy – EDS) et par diffraction des rayons X (DRX). Dans certains cas, des solutions classiques (cassitérite, antimoniate de calcium) ont été utilisées. Dans d’autres cas, des compositions plus complexes (arséniate de plomb pouvant contenir du phosphore, du calcium…), voire pratiquement inconnues (antimoniate de potassium et silicium, phosphate de sodium et calcium) ont été mises en évidence. Le microscope à balayage équipé d’un canon à effet de champ1 est un outil précieux pour visualiser la phase opacifiante, en déterminer la granulométrie et en estimer la composition. |
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