Les Deux Carrosses et Le Tombeau de Maître André de Claude Gillot

Deux tableaux de Claude Gillot (1673-1722), inspirés tous deux par des pièces jouées pour la première fois à l’Hôtel de Bourgogne par les comédiens-italiens en 1695, ont apparu indépendamment sur le marché d’art au xixe siècle.Acquis par le Louvre au xxe siècle, ils ont été étudiés récemment au C2RM...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/techne,
Autors principals: Sahut, Marie-Catherine, Martin, Élisabeth, Sindaco-Domas, Claudia
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Technè 2026
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Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Deux tableaux de Claude Gillot (1673-1722), inspirés tous deux par des pièces jouées pour la première fois à l’Hôtel de Bourgogne par les comédiens-italiens en 1695, ont apparu indépendamment sur le marché d’art au xixe siècle.Acquis par le Louvre au xxe siècle, ils ont été étudiés récemment au C2RMF afin d’apporter des éléments techniques à la connaissance de celui qui fut l’un des maîtres de Watteau. Ils ne sont ni datés, ni documentés. Leurs dimensions sont très différentes, mais des similitudes de composition pourraient induire que Le Tombeau de Maître André ait été conçu en pendant et coupé ultérieurement.L’étude scientifique a privilégié Les Deux Carrosses, tableau en parfait état de conservation. La découverte en 1955 d’un dessin préparatoire attribué à Lancret a suscité de nombreuses hypothèses quant à une éventuelle collaboration de cet artiste, qui fut dans sa jeunesse élève ou assistant de Gillot. Elle a également fait supposer pour les deux tableaux une datation dans les années 1712-1716. L’étude scientifique, qui n’a pas réussi à trancher ces questions, a révélé de nombreuses modifications en cours d’exécution, mais aussi une grande cohérence dans la technique picturale : matière sèche et compacte, très chargée en couleurs, peu d’effets de transparence, des lumières systématiquement rehaussées avec une touche très chargée en blanc de plomb. Les couleurs sont franches, avec de larges plages de vermillon, mais ce pigment est absent des carnations. La palette est dans la tradition de celle employée au xviie siècle : ocre jaune, réalgar, jaune de plomb et d’étain ; terre verte ; lapis-lazuli et smalt en sous-couche dans le ciel.