La restauration de la Grande Singerie de Christophe Huet à Chantilly
La Grande Singerie, décor exotique de Chinois et de singes, daté de 1737, est très probablement l’œuvre de Christophe Huet (1700-1759). L’iconographie générale de la pièce représente les quatre parties du monde ainsi qu’une allégorie des cinq sens.Après avoir traversé la Révolution, ce décor fut res...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/techne, |
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| 主要な著者: | , , |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Technè
2026
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | La Grande Singerie, décor exotique de Chinois et de singes, daté de 1737, est très probablement l’œuvre de Christophe Huet (1700-1759). L’iconographie générale de la pièce représente les quatre parties du monde ainsi qu’une allégorie des cinq sens.Après avoir traversé la Révolution, ce décor fut restauré en 1841 puis en 1876 à la demande d’ Henri d’Orléans, duc d’Aumale, donateur du château de Chantilly à l’Institut de France. Plus d’un siècle plus tard, le décor nécessitait une nouvelle restauration fondamentale.Les productions décoratives et monumentales sont complexes à entretenir et à transmettre, car elles relèvent d’un principe d’unité dans la diversité. Elles font appel à des métiers distincts, ceux du peintre, du décorateur, du menuisier sculpteur et du doreur. La nature même des matériaux constituant l’ensemble des panneaux, tels que le bois, le plâtre et les apprêts encollés, les exposait à un vieillissement différentiel et à une grande instabilité environnementale. Au plafond très endommagé, d’importants déplacages et de multiples taches révélaient l’instabilité des superpositions de matériaux issus des restaurations successives. La corniche, en grande partie refaite et déformée, comportait de nombreuses lacunes. Les zones d’usage, fenêtres, portes, plinthes, accusaient un état plus dégradé et moins authentique que le reste de la pièce. Dans l’ensemble, ce décor comportait d’importantes disparités esthétiques et avait perdu son unité esthétique.La restauration d’un tel décor, intégrant une part de restitutions et concernant des matériaux très divers, n’obéit pas aux critères classiques en usage pour la peinture de chevalet ou la sculpture. Elle suppose une adaptation à la fonction, à l’échelle du lieu et aux techniques anciennes traditionnelles. De cette combinaison dépend un résultat esthétique proche de l’état ancien. Le principe de cette campagne de restauration a été de conjuguer restauration et restitution, maintien de certaines réfections de peinture et purification de la dorure à l’eau, adaptation aux déformations liées au mouvement général des structures et aux retraits des boiseries par des traitements in situ sans dépose des lambris. |
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