De la « perfection dangereuse », et plus encore. La restauration des vases grecs à Naples au début du xixe siècle, entre histoire du goût et marché de l’art

Naples semble avoir été le lieu où la restauration illusionniste de la peinture sur vases a atteint des niveaux d’excellence : c’est la « perfection dangereuse » dont nous parle l’antiquaire James Millingen en 1813, et dont le restaurateur (et marchand) de vases grecs, Raffaele Gargiulo, fut peut-êt...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/techne,
Autor principal: Milanese, Andrea
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Technè 2025
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Descripció
Sumari:Naples semble avoir été le lieu où la restauration illusionniste de la peinture sur vases a atteint des niveaux d’excellence : c’est la « perfection dangereuse » dont nous parle l’antiquaire James Millingen en 1813, et dont le restaurateur (et marchand) de vases grecs, Raffaele Gargiulo, fut peut-être le plus célèbre représentant. Naples est cependant, dans les mêmes années, le lieu où s’affirme, plus précocement qu’ailleurs, la plus rigoureuse et scientifique abstinence de toute forme de restauration illusionniste ; et, enfin, le lieu où se met au point le mezzo restauro, pour sauver les raisons de l’œil et celles de la science (et celles du marché des antiquités). Un panorama très varié, voire contradictoire, mais qui convient parfaitement à une période historique de transition dans l’histoire du goût, à un marché si vivace, et enfin à une ville qui constituait alors l’un des plus grands laboratoires d’expérimentation archéologique et muséographique.