Des objets polymorphes : décrire la matérialité des saints Suaires du Moyen Âge à nos jours
Les reliques, parce qu’elles doivent justifier de leur prétention à l’authenticité, sont parmi les objets le plus régulièrement décrits dans la documentation depuis le Moyen Âge. Ainsi, l’apparence des Suaires du Christ est détaillée par des textes et des images depuis le xie siècle jusqu’à nos jour...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/techne, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Technè
2024
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Les reliques, parce qu’elles doivent justifier de leur prétention à l’authenticité, sont parmi les objets le plus régulièrement décrits dans la documentation depuis le Moyen Âge. Ainsi, l’apparence des Suaires du Christ est détaillée par des textes et des images depuis le xie siècle jusqu’à nos jours. Ces descriptions évoluent sur plusieurs points : les fragments deviennent des linges entiers, les linges blancs se chargent de taches. Cette mutation se concentre particulièrement sur les derniers siècles du Moyen Âge, témoignant à la fois d’une montée en puissance de l’esthétique indiciaire dans la culture visuelle et d’un changement plus profond dans le rapport aux reliques, dont les descriptions tendent à se spécifier, leur consacrant un régime de singularité. Pour ces objets au statut singulier, il est encore aujourd’hui difficile d’obtenir des données fiables sur leur matérialité : ainsi, le Suaire de Turin, au centre d’un culte contemporain, est concerné par des études nombreuses et contradictoires, présentant des méthodes à la scientificité discutée, nouvelle étape dans la longue histoire de ce polymorphisme des objets. |
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