Quand les armes blanches se parent de galuchat noir : étude de la peau de requin comme matériau de gainerie aux xviiie et xixe siècles
Le mot galuchat renvoie aussi bien à de la peau de raie qu’à de la peau de requin. Cette dernière a été essentiellement utilisée en Europe aux xviiie et xixe siècles à la suite des essais du gainier Jean-Claude Galluchat (1689-1774) qui a laissé son nom au matériau. Les deux types de peaux ont des h...
Gespeichert in:
| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/techne, |
|---|---|
| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
Technè
2023
|
| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Le mot galuchat renvoie aussi bien à de la peau de raie qu’à de la peau de requin. Cette dernière a été essentiellement utilisée en Europe aux xviiie et xixe siècles à la suite des essais du gainier Jean-Claude Galluchat (1689-1774) qui a laissé son nom au matériau. Les deux types de peaux ont des histoires et des matérialités différentes, souvent méconnues et peu valorisées dans les musées. En ce qui concerne la peau de requin, on remarque une production et des techniques différenciées selon la typologie des objets produits. Ainsi, tandis que les petits étuis très précieux sont recouverts de peau de requin poncée et teinte en vert, les armes blanches sont gainées de la peau du même requin, mais laissée brute et colorée en noir. Si les premiers sont bien connus et généralement associés au mot galuchat, les secondes n’ont jamais été étudiées. Cet article propose d’en retracer l’historique et la technique sans perdre de vue la fascinante matérialité du galuchat. Ce matériau étant aujourd’hui très présent dans les collections muséales, il semble important de le (re)connaître et d’en percer les mystères plus ou moins volontairement entretenus. |
|---|