La restauration de films : une histoire (post-)moderne
Le domaine de la préservation des films se situe aujourd’hui au cœur d’une problématique visant à comprendre et à maîtriser la transition en cours. La restauration de films ne s’est en effet rapprochée que récemment des pratiques de conservation. Dans les années 1980, on s’est ainsi efforcé d’analys...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/techne, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Technè
2023
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Le domaine de la préservation des films se situe aujourd’hui au cœur d’une problématique visant à comprendre et à maîtriser la transition en cours. La restauration de films ne s’est en effet rapprochée que récemment des pratiques de conservation. Dans les années 1980, on s’est ainsi efforcé d’analyser les changements intervenus au niveau du médium lui-même, mais aussi au niveau culturel et symbolique, et les années 1990 ont constitué l’apogée de la réflexion théorique et méthodologique sur la restauration cinématographique. La transition vers le numérique, en revanche, n’a pas provoqué d’évolution significative de la réflexion, mais elle a détourné l’attention vers d’autres aspects de la question. On s’est alors moins intéressé aux méthodologies de restauration qu’aux stratégies de gestion, de diffusion et de présentation. On a aujourd’hui la confirmation que le film constitue une entité ambiguë et ambivalente : d’un côté, il est un bien culturel ; de l’autre, il s’impose comme un élément central des services et des produits offerts par les archives en leur qualité d’entreprises culturelles. De la restauration au sens « noble » du terme, on a abouti, d’un côté, à une approche centrée sur les produits ou assets, et à une gestion de type économique, de l’autre côté, à une approche qui favorise la muséification et soulève des problèmes de conservation. Les relations paradoxales et dialectiques entre la conservation et l’exposition, entre un accès actif ou passif, ne s’épuisent, ne se résolvent et ne se recomposent jamais définitivement ; elles apparaissent au contraire plus que jamais comme le moteur même du système. |
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