La nomenclature des gemmes entre science et histoire, de Marbode de Rennes (vers 1080) à Pouget fils (1762) : le cas exemplaire du rubis
Les grands rubis historiques ne sont pas des « rubis » d’un point de vue gemmologique. Avant l’avènement de la minéralogie à la fin du xviiie siècle, les gemmes étaient définies selon d’autres critères énoncés notamment dans les lapidaires. Dans ces traités pré-scientifiques marqués par l’univers de...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/techne, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Technè
2023
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Les grands rubis historiques ne sont pas des « rubis » d’un point de vue gemmologique. Avant l’avènement de la minéralogie à la fin du xviiie siècle, les gemmes étaient définies selon d’autres critères énoncés notamment dans les lapidaires. Dans ces traités pré-scientifiques marqués par l’univers de la curiosité, le principal critère de classification était la couleur. Ainsi, des gemmes appartenant à la même espèce minérale ont été distinguées (tels le rubis et le saphir) et, à l’inverse, des gemmes de même couleur qui n’ont pourtant rien à voir d’un point de vue minéralogique se sont trouvées confondues (tels le rubis, le spinelle rouge et la tourmaline rouge). Cet article étudie l’évolution du lexique employé pour qualifier les gemmes rouges du Moyen Âge à la fin de l’époque moderne et explore l’imaginaire et la culture qui transparaissent à travers les mots. |
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