Quand la vie ne tient qu’à un soupçon de sensibilité
Les soieries sont faites de l’entrelacement de fils associant des filaments protéiniques produits par divers arthropodes. A partir du IVe millénaire av. J.-C., l’industrie séricicole mondiale s’est développée autour de l’élevage et du traitement des cocons de l’un d’entre eux, le Bombyx du murier, B...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/tc, |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Techniques & culture
2018
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Les soieries sont faites de l’entrelacement de fils associant des filaments protéiniques produits par divers arthropodes. A partir du IVe millénaire av. J.-C., l’industrie séricicole mondiale s’est développée autour de l’élevage et du traitement des cocons de l’un d’entre eux, le Bombyx du murier, Bombyx mori L., un lépidoptère originaire de Chine. Les nombreuses variétés de cette espèce sont le résultat d’un travail considérable d’hybridations et de sélections réalisé par les sériciculteurs au fil des générations. « Domestiqués », les Bombyx ont perdu toute autonomie et ne peuvent vivre sans les êtres humains. A partir de l’ethnographie d’un centre séricicole pilote, cet article propose d’examiner cette apparente domination interspécifique en explorant les dimensions sensibles des côtoiements entre les sériciculteurs et les insectes dont ils prennent soin. |
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