Toucher la pollution industrielle du doigt grâce aux lichens

La zone industrialo-portuaire de Fos (ZIP) est l’une des plus grandes d’Europe. Elle a été construite à la fin des années 1960 sur le littoral provençal, en lieu et place de la steppe de la Crau, des prairies, des marais et des étangs cernant les villes de Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis du Rhône. D...

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Podrobná bibliografie
Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/tc,
Hlavní autoři: Gramaglia, Christelle, Dauphin, Charles-Enzo
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Techniques & culture 2022
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:La zone industrialo-portuaire de Fos (ZIP) est l’une des plus grandes d’Europe. Elle a été construite à la fin des années 1960 sur le littoral provençal, en lieu et place de la steppe de la Crau, des prairies, des marais et des étangs cernant les villes de Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis du Rhône. Dès le début, les connaissances sur les impacts cumulés des pollutions y ont fait défaut. C’est sous la pression que les élus locaux ont récemment consenti à soutenir la création d’un organisme de recherche indépendant, l’Institut écocitoyen pour la connaissance des pollutions (IECP). Celui-ci, s’est rapidement lancé dans des expériences de biosurveillance scientifique et citoyenne, notamment via l’observation des lichens dans le territoire de la ZIP et une zone témoin. Les premiers résultats tendent à confirmer l’impact marqué des pollutions. Ils conduisent à aussi réclamer une surveillance renforcée. Outre les bénéfices en termes de connaissances, cet article montre que « penser » les pollutions avec les lichens, petits êtres vivants symbiotiques de champignons et algues physiquement attachés à leur environnement dans le cadre d’agencements multispécifiques, change le regard porté par les citoyens volontaires sur l’habitabilité du monde commun et les façons de remédier à sa dégradation.