Comment bâtir un internet low tech

Dans les sociétés de consommation modernes comme dans les pays en développement, l’internet sans fil est en progression. Mais si les pays riches mettent l’accent sur la connectivité permanente et l’augmentation continuelle des débits, les pays pauvres, eux, accèdent à l’internet via des réseaux nett...

Ausführliche Beschreibung

Gespeichert in:
Bibliographische Detailangaben
Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/tc,
1. Verfasser: Decker, Kris De
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Techniques & culture 2017
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Dans les sociétés de consommation modernes comme dans les pays en développement, l’internet sans fil est en progression. Mais si les pays riches mettent l’accent sur la connectivité permanente et l’augmentation continuelle des débits, les pays pauvres, eux, accèdent à l’internet via des réseaux nettement plus rudimentaires et souvent asynchrones. Alors que l’approche « haute technologie » ou « high-tech » tire les coûts et la consommation d’énergie toujours plus haut, les solutions de faible technicité ou « low-tech » permettent d’obtenir des réseaux beaucoup moins onéreux, à fort rendement énergétique, adaptés aux énergies renouvelables et résistants aux perturbations. Les technologies de réseau alternatives offrent des solutions intéressantes, dont on peut s’inspirer pour donner un accès à l’internet lorsque les ressources énergétiques sont limitées. Leur atout majeur réside dans le fait qu’elles peuvent être mises en œuvre sans attendre la contribution de l’État ou des entreprises : en coopérant tous ensemble, nous pouvons construire une infrastructure de communication robuste. En témoignent les différents réseaux communautaires construits en Europe, dont le plus grand affiche déjà plus de 35 000 utilisateurs.