L’obsolescence déprogrammée : prendre le parti des choses pour prendre le parti des hommes
Cet article interroge la dimension politique de la seconde vie des objets et matières à travers la réparation et la « bidouille », dans les mouvements fablabs, makers et repair cafés. S’ils peuvent être divers par la sociologie des acteurs, lieux et historiques de création, nous nous demanderons si...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/tc, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Techniques & culture
2022
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Cet article interroge la dimension politique de la seconde vie des objets et matières à travers la réparation et la « bidouille », dans les mouvements fablabs, makers et repair cafés. S’ils peuvent être divers par la sociologie des acteurs, lieux et historiques de création, nous nous demanderons si le commun de ces lieux n’est pas de développer une forme d’utopie sociale interrogeant le transfert d’expériences et de savoir-faire entre de traditionnels experts de la conception et de la fabrication (ingénieurs et designers en particulier) et le « grand public », à travers un mouvement qui prône la participation et l’open source. Une forte dimension proprement anthropologique et politique se déploie dans ces initiatives, dans le rapport au corps et à l’expérience du « faire », par la réappropriation de la technologie et des outils de production et conception d’objets. L’exemple d’un « laboratoire de l’obsolescence déprogrammée » au sein d’un fablab lyonnais fonde le support de cette analyse qui interroge les notions de « démocratie technique » et de « désobéissance technologique » par le travail sur les rebuts ou restes. |
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