Biculturalisme et revendications culturelles et identitaires : ce que révèlent les pratiques artistiques contemporaines des femmes māori
Peu d’anthropologues se sont intéressés à l’art contemporain des Māori de Nouvelle-Zélande, et encore moins aux productions artistiques féminines māori contemporaines. Ces dernières, ainsi que les pratiques des artistes et les discours qui les accompagnent, méritent pourtant d’être étudiés d’un poin...
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| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/tc, |
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| Tác giả chính: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
Techniques & culture
2016
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| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Peu d’anthropologues se sont intéressés à l’art contemporain des Māori de Nouvelle-Zélande, et encore moins aux productions artistiques féminines māori contemporaines. Ces dernières, ainsi que les pratiques des artistes et les discours qui les accompagnent, méritent pourtant d’être étudiés d’un point de vue ethnologique. Dans ce numéro dédié à la bricologie, les œuvres contemporaines des artistes māori sont examinées en attachant une attention particulière aux techniques et aux matériaux. Ceux-ci révèlent la multiplicité des sources auxquelles puisent les artistes pour engendrer des créations aux influences multiples mais pourtant présentées sous l’étiquette d’« art māori ». Les productions et les discours des femmes māori témoignent également de la particularité de leur statut et de leur positionnement identitaire qui peut être être appréhendée par la théorie de l’intersectionnalité : les discriminations liées au genre s’ajoutent aux discriminations raciales, entre autres, et sont alors à l’origine d’expériences singulières différentes de celles vécues par les artistes masculins māori. Les œuvres des femmes artistes māori présentent ainsi un « bricolage » à double niveau : outre celui également visible chez leurs homologues masculins qui créent des œuvres singulières en utilisant et reconfigurant des éléments provenant de mondes sociaux différents, un deuxième « bricolage » est discernable cette fois au niveau des identités de genre. Les productions et les discours portant sur les parcours de vie des artistes permettent d’appréhender les identités multiples de ces femmes qu’elles concilient en mettant en place diverses stratégies. Afin d’examiner ce double « bricolage », les productions et les parcours de vie détaillés de quatre artistes – Tracey Tawhiao, Hera Johns, Vicky Thomas et Deborah Duncan – sont présentés dans cet article. |
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