De la main à la production industrielle en série
Une caractéristique de l’œuvre d’art est qu’elle procède de deux ordres, l’intelligible et sensible, dont l’articulation conditionne la possibilité et les modalités d’une connaissance de l’œuvre d’art et de l’œuvre d’art comme vecteur de connaissance. Comment les beaux-arts traditionnels, fondés sur...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/tc, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
Techniques & culture
2016
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Une caractéristique de l’œuvre d’art est qu’elle procède de deux ordres, l’intelligible et sensible, dont l’articulation conditionne la possibilité et les modalités d’une connaissance de l’œuvre d’art et de l’œuvre d’art comme vecteur de connaissance. Comment les beaux-arts traditionnels, fondés sur l’expression ou la traduction d’une intuition ou d’un concept dans un matériau ou une forme, puis, à partir du début du XXe siècle, sur des pratiques artistiques marquées par l’irruption et l’intégration d’objets produits industriellement en série, s’accommodent-ils de cette hétérogénéité sans se dissoudre dans l’extériorité du matériau ou de l’objet sériel ? Envisagé comme indice actuel et circonstancié d’un donné originaire chez Ginzburg ou dépourvu, au contraire, de toute fonction indiciaire chez Derrida, le concept de trace constitue un point de départ à partir duquel repenser le rapport entre l’intelligible et le sensible dans l’œuvre d’art et notamment la place et le statut des objets produits industriellement en série. Il s’agit, en d’autres termes, à partir du concept de trace – et de ce qui permet de le confondre avec l’empreinte, le signe, le symbole ou, au contraire, de l’en distinguer – de reconsidérer l’articulation entre l’art et la technique. |
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